Après la Battle Food, je participe à un autre concours mensuel, la Bataille Food, lancé initialement par la talentueuse Jenna du blog Bistro de Jenna.

Le principe est simple : chaque mois, un thème & une date à laquelle tout le monde doit poster sa recette.


Ce mois-ci, le thème a donc été choisi par Didier de Visites-gourmandes (qui a lui-même été nominé le mois dernier par Anne-Laure de Maman est psychomot’). Il s’agit donc de publier une recette comprenant des produits locaux et des épices !

 
Pour comprendre ma recette, il y a 2-3 choses que vous devez savoir sur moi :
  • Je viens de terminer un cours en ligne (un MOOC) sur les tendances culinaires, organisé par l’école Ferrandi. De ce fait, mon cerveau est en pleine ébullition depuis quelques semaines, j’imagine, j’invente, je revisite, je mixe. Comme je dis souvent, je suis A FOND.
  • J’essaie de faire rendre réelles les recettes imaginées dans les œuvres geek/food que je vous présente régulièrement sur ma chaîne Youtube dans la série de vidéos « La cuisine côté Geek ».
  • En ce moment, mon nouveau truc, c’est la cuisine japonaise (cf. l’anime Food Wars).
  • Enfin, je suis fan absolue de brandade de morue* (la vraie, vous savez, celle de Nîmes). J’en mange… tout le temps : au petit-déjeuner, au déjeuner, au goûter, au dîner… vraiment, j’adore.
Maintenant que vous avez tout cela en tête, je peux introduire ma création du mois : les onigiri* de Nîmes !
En apparence, un innocent Onigiri !
J’avoue ne pas vraiment savoir si je suis hors-sujet, ayant choisi le sésame comme épice. J’ai fait quelques recherches, et il apparaît que, oui, le sésame peut être considéré comme une épice. Sa saveur subtile n’écrasant pas celle de la brandade, j’ai choisi de préparer un onigiri composé d’un riz agrémenté de graines de sésame torréfiées, d’huile de sésame torréfié et de sauce soja, et fourré de brandade de Nîmes.
* La BRANDADE ?
Pour tout vous dire, j’ai passé les 12 premières années de ma vie en région parisienne. Et, à Paris, la brandade est un plat à base de pommes de terres réduites en purée auxquelles on ajoute de la brandade de Nîmes (une pâte blanche faite à base de morue dessalée, d’huile et d’un peu de crème, selon les recettes. En gros, il s’agit d’une émulsion de morue).
En descendant vivre dans le sud, je me suis rendue compte que la brandade, c’est cette pâte exquise que l’on tartine bien souvent sur du pain. Dans ma quête de la meilleure brandade, j’en ai trouvé une (et une seule) en magasin qui contient 50 % de morue (contre 30 % dans les préparations classiques), et qui est une petite tuerie. Du coup, je ne peux plus manger que celle-ci, les autres me paraissent bien insipides, mais ça, c’est un autre débat…
Bref, la brandade est devenue une préparation absolument incontournable dans mes placards, et, déjà rien que pour ça, je suis extrêmement fière de ma région !
Intérieur de l’onigiri : on voit bien la brandade
* Les ONIGIRI ?
Et l’onigiri, qu’est-ce que c’est ? Il s’agit d’une boulette de riz, originaire du Japon, généralement fourrée et entourée d’une feuille d’algue nori (la même que pour les makis). Il s’agit d’un en-cas que l’on peut déguster lorsqu’une petite faim se fait ressentir, ou lors d’un pique-nique. Il s’agit donc d’un en-cas plutôt sain, que j’avais envie de tester à la maison.

Recette des onigiri de Nîmes

Temps de préparation : 40 minutes

Ingrédients (pour 10 petits onigiri)

  • 150 g de riz japonais (du riz rond fera aussi très bien l’affaire)
  • 180 g d’eau
  • 2 cuillères à soupe de graines de sésame
  • 2 cuillères à soupe d’huile de sésame torréfiée (j’ai trouvé la mienne en magasin bio, c’est une TUERIE)
  • 1 cuillère à soupe de sauce soja
  • 1/2 boîte de brandade de Nîmes
  • une feuille d’algues nori (facultatif)

Instructions

  1. Lavez le riz 3 fois pour enlever une partie de l’amidon. Pour cela, mettez le riz dans la casserole, recouvrez-le d’eau, versez le tout dans une passoire. Remettez le riz dans la casserole et répétez encore 2 fois.
  2. Une fois le riz lavé, ajoutez l’eau et mettez la casserole sur feu vif à découvert, jusqu’à ce que des « cheminées » apparaissent (l’eau commence à bouillir).
  3. Couvrez la casserole avec un couvercle, baissez le feu (feu très doux) et laissez cuire jusqu’à absorption de l’eau (une dizaine de minutes).
  4. Coupez le feu, et laissez reposer le riz 5-10 minutes en gardant la casserole couverte.
  5. Faites torréfier les graines de sésame à la poêle : dans une poêle non graissée sur feu moyen, versez les graines de sésame, remuez de temps en temps jusqu’à ce que vous sentiez une petite odeur de sésame grillé. Une fois les graines torréfiées, débarrassez-les dans un bol, et ne les laissez pas dans la poêle : elles continueraient à cuire et risqueraient de brûler !
  6. Ajoutez dans la casserole de riz : les graines de sésame, l’huile de sésame et la sauce soja. Mélangez délicatement. Goûtez et rectifiez l’assaisonnement si nécessaire.
  7. Une fois que le riz ne vous brûle plus les doigts, préparez votre plan de travail : un saladier d’eau froide, un torchon, le pot de brandade avec une petite cuillère, le riz, la feuille de nori découpée en fins rectangles.
  8. Et on commence le façonnage : mouillez vos mains (afin que le riz ne colle pas aux doigts), déposez une petite quantité de riz sur votre paume gauche, étalez-la un peu, déposez une petite boule de brandade, recouvrez-la de riz et façonnez un triangle de riz (la technique en vidéo !https://youtu.be/eTuQsSdADeI?t=1m54s)
  9. Déposez une bandelette d’algue nori (découpée à l’aide d’une paire de ciseaux) sur le triangle.
Et c’est tout !
Les participants